Programmes

La Santé Sexuelle et de Reproduction constitue le principal domaine d’intervention de l’ABEF-ND. C’est ainsi qu’elle exécute dans ce domaine des programmes qui sont tirés de son Plan stratégique 2016-2019. A l’image de la Fédération Internationale pour la Planification Familiale-Région Afrique (IPPF-RA), ce plan s’articule autour de six priorités stratégiques que sont :

  • La communication pour le changement de comportements ;

Au regard des acquis de, l’ABEF-ND depuis sa création,  en matière de communication, poursuit un objectif celui de RENDRE INTESSANT CE QUI EST IMPORTANT dont :

  1. Contribuer à l’amélioration de l’accès des jeunes à l’information, à l’éducation et aux services de SSR de qualité ;
  2. Accroitre l’accès à l’information et aux services en matière de VIH/SIDA à travers les points de prestation et les cliniques de l’AM ;
  3. Améliorer l’accès à l’information et aux services de SSR/PF de qualité à travers le pays ;
  4. Renforcer la prise de conscience des personnes en âge de procréer des complications des avortements et de leur prise en charge de qualité dans les cliniques de l’AM ;
  5. Accroître le soutien des décideurs et leaders d’opinions pour œuvrer à la levée des obstacles socioculturels, religieux et juridiques dans le domaine de la SSR
  • Lutte contre les IST/VIH SIDA – Tuberculose

Souscrivant à la politique nationale sectorielle et multisectorielle ; ABEF-ND s’aligne dans l’ordre du gouvernement pour contribuer à lutter contre les IST et la pandémie du siècle qui est le VIH/Tuberculose

Le Plan Stratégique National de la riposte au VIH/SIDA 2018 – 2021 s’inscrit dans un contexte international de la fin de l’épidémie à l’horizon 2030 et s’aligne aux objectifs 90-90-90 de 2020.

La RDC connaît une épidémie de type généralisé avec une prévalence moyenne de 1,2% dans la population générale en 2017. Elle est plus élevée chez les femmes que chez les hommes. Les professionnels de sexe, les hommes ayant les rapports sexuels avec les hommes (HSH) et les utilisateurs des drogues injectables (UDI) constituent les populations clés. Parmi les populations vulnérables figurent notamment les adolescents de 10 à 19 ans, les femmes enceintes, les personnes en uniformes, les déplacés internes et les réfugiés, les femmes victimes des violences sexuelles, la population carcérale ainsi que les orphelins et enfants vulnérables.

Les efforts déployés dans le pays durant la période de 2014 à 2016 montrent une réduction de 40% du nombre de nouvelles infections du VIH dans la population générale et 62% chez les nourrissons nés des mères séropositives à VIH, une augmentation du nombre des personnes vivant avec le VIH mises sous ARV.

Cependant, plusieurs défis restent à relever notamment le faible niveau de connaissances sur les moyens de prévention du VIH, l’augmentation du nombre de nouvelles infections du VIH chez les adolescents et jeunes, l’insuffisance d’accès aux ARV des femmes enceintes séropositives et des patients TB/VIH, la persistance de discrimination et stigmatisation et l’insuffisance de mobilisation des ressources financières.

Le Plan Stratégique National de la riposte au VIH de la RDC 2018-2021 s’articule sur six axes stratégiques :

  1. La prévention de la transmission du VIH et des IST pour la réduction de la proportion de nouvelles infections à VIH dans la population générale et les groupes cibles notamment, les populations clés (HSH, UDI et PS) et populations vulnérables (personnes en uniformes, les déplacés internes et refugiés, les OEV…).
  2. L’amélioration de la riposte contre le VIH chez les adolescents et jeunes de 10 à 19 ansqui vise la réduction de nouvelles infections du VIH et de la mortalité dans cette nouvelle cible.
  3. L’élimination de la transmission de VIH de la mère à l’enfant par une réduction de nouvelles infections à VIH chez les enfants par les interventions ciblant les femmes en âge de procréer, la satisfaction des besoins en planification familiale, la réduction de la transmission verticale du VIH de la femme enceinte à l’enfant et la réduction de la mortalité maternelle et infantile dans une approche impliquant le partenaire masculin.
  4. L’amélioration de l’accès aux soins et traitement pour réduire le nombre de décès liés au VIH à travers une prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH, la prise en charge de la coïnfection VIH-tuberculose et la mise sous traitement ARV des PVVIH retenues dans la file active.
  5. La promotion d’un environnement favorable aux personnes vivant avec le VIH et personnes affectées par la réduction des violations des droits humains (stigmatisation et discrimination, droit à la santé, égalité de genre et sécurité physique) chez les Personnes Vivant avec le VIH et PA ; les OEV ainsi que les populations clés.
  6. Le soutien à la mise en œuvre du PSN pour une réponse efficace à l’épidémie du VIH par l’amélioration de la mobilisation et la gestion rationnelle des ressources financières nécessaires, l’intégration des interventions sida dans les systèmes de base des secteurs, la performance du fonctionnement du système national de suivi et évaluation pour disposer les informations stratégiques (recherche) et la coordination harmonieuse de la riposte nationale.
  • Adolescents et Jeunes

Faciliter aux ados et jeunes de toutes les couches sociales l’accès à l’éducation sexuelle compréhensive (ESC/ESI) et aux services de SSR intégrés tout en assurant la promotion de leurs droits sexuels Impliquer les associations féminines, les jeunes, les hommes, les leaders d’opinion, les médias à promouvoir la santé et les droits sexuels et reproductifs

  • Planification Familiale

Le plan stratégique de l’ABEF – ND s’aligne au nouveau cadre stratégique de l’IPPF et développe une approche d’offre de services intégrés basée sur le client. Pour ce, nous devons garantir au moins un paquet intégré des services minimum ou essentiels (IPES) de haute qualité qui sont centrés sur le client, fondés sur les droits, adaptés ou conviviaux aux jeunes et tenant compte de la dimension genre.  Cette approche d’offre des services intégrés basée sur les droits des clients est pertinente pour la simple raison que certains services particuliers (dont l’avortement, les soins post abortums), certaines infections et maladies (telles que infection à VIH et le sida) et certains comportements (comme la violence sexuelle et la violence sexiste, l’orientation sexuelle, etc.) sont souvent ou toujours  émaillées des stigmates et discriminations.  Une meilleure qualité de soins constitue en elle – même un droit du client (e) car elle contribue non seulement à une meilleure santé mais également à une augmentation du taux d’utilisation des services SSR/PF. La stratégie portera sur  l’intégration des services SSR/PF de qualité dont le/la client (e) a droit au centre. Ceci permettra aux marginalisés, aux populations mal desservies incluant les minorités sexuelles, les migrants, les jeunes et adolescents d’avoir un accès facile aux services SSR/PF intégrés adaptés à chaque catégorie sociale et qui satisfassent leurs besoins.

Pour atteindre ce 3ème résultat l’ABEF-ND tient à l’offre des services SSR intégrés dans les cliniques fixes de l’AM et les stratégies avancées ou mobiles ; l’offre des services SSR   à base communautaire (y compris la distribution à base communautaire des contraceptifs) ; le développement des politiques internes pour l’amélioration de l’accès des services  SSR de qualité pour  des populations marginalisées  et mal desservies ; la mise en œuvre de DMU/SSR  pour la préparation et la réponse aux urgences humanitaires en faveur des populations affectées par des crises humanitaires (Refugiées, déplacées internes, etc.) . L’ABEF – ND va :

  1. Apporter son expérience et expertise technique dans le renforcement des systèmes (chaine logistique et la sécurisation des produits SR (SPSR) / infrastructures et équipements / capacités managerielles / systèmes de référence et contre -référence) afin d’augmenter le nombre, l’éventail et la qualité des services intégrés dispensés.
  2. Briser les obstacles à l’accès aux services de SSR, y compris : la capacité de paiement, l’âge, la stigmatisation sociale et/ou culturelle, le statut sérologique au VIH, le genre, la sexualité, l’insuffisance et/ou rupture des stocks (produits ou d’équipements), le manque de prestataires formés et compétents, ou absence ou faible accès aux structures sanitaires offrant la SSR/PF.

En définitive cette approche permettra d’augmenter graduellement le nombre de clients (particulièrement les jeunes, les pauvres et les mal desservis).  L’éventail des canaux de prestation de services vers les communautés mal desservies s’élargira, tout comme l’éventail de services intégrés offerts.

La seconde priorité du 3ème résultat va consister au renforcement du système de santé à travers le/la:

– Renforcement de l’offre des services SSR intégrés à travers le partenariat   publique  et privé

– Amélioration de la Qualité des services et la sécurisation des produits SR

– Extension de la couverture des interventions  de l’ABEF – ND

L’ABEF – ND va renforcer son partenariat avec les structures sanitaires tant publiques que privées incluant les structures confessionnelles. L’AM va assurer les formations des prestataires, approvisionnement en contraceptifs et autres produits SSR, dotation en matériels et équipements des structures partenaires, appui à la supervision, suivi et évaluation, la garantie de ka garantie la qualité de service, etc. L’AM va s’employer à mobiliser des ressources additionnelles de sorte que certaines structures partenaires publiques ou privées soient franchisée